Un disque dur qui lâche, un ordinateur volé, un virus qui chiffre tous les fichiers, un incendie : le jour où cela arrive, la seule question qui compte est « ai-je une sauvegarde récente, et est-elle intacte ? ». Dans mes interventions, je rencontre encore trop souvent la réponse « non », ou « oui, mais sur une clé USB de 2019 ».
Je vous présente ici la stratégie que j’applique pour mes propres données, professionnelles et familiales. Elle est simple, automatique, et elle protège contre la plupart des catastrophes.
Une sauvegarde, c’est une copie qui survit au problème
Avoir ses fichiers sur deux disques dans le même ordinateur, ou sur une clé branchée en permanence, ne suffit pas. Une vraie sauvegarde doit survivre à ce qui détruit l’original : une panne, une erreur de manipulation, un logiciel malveillant, un vol ou un sinistre.
Les professionnels résument cela par la règle dite du « 3-2-1 » : trois copies de vos données, sur deux supports différents, dont une conservée hors des lieux. C’est exactement ce que j’ai mis en place.
Étape 1 : chaque nuit, mon poste est copié sur un NAS
Un NAS est un petit serveur de stockage branché sur le réseau de la maison. Chaque nuit, une sauvegarde automatique copie les fichiers de mon poste de travail sur ce NAS. Je n’ai rien à faire, et je ne peux pas oublier.
En cas de panne de l’ordinateur ou de fichier supprimé par erreur, je perds au maximum une journée de travail, et la restauration se fait en quelques minutes depuis le réseau local.
Étape 2 : chaque semaine, le NAS est copié sur un disque externe
Une fois par semaine, le contenu du NAS est copié sur un disque dur externe. Ce disque n’est branché que le temps de la copie : le reste du temps, il est débranché, donc hors d’atteinte d’un virus ou d’un rançongiciel qui s’attaquerait au réseau.
Étape 3 : le disque externe dort à l’extérieur de la maison
C’est l’étape que l’on oublie le plus souvent, et pourtant la plus importante face aux vrais sinistres. Si l’ordinateur, le NAS et le disque de sauvegarde sont dans la même pièce, un incendie, un dégât des eaux ou un cambriolage peuvent tout emporter d’un coup.
Mon disque externe est donc conservé dans un endroit sécurisé, en dehors de la maison. Dans le pire des scénarios, je perds au maximum une semaine de données, mais jamais l’essentiel.
Ce que cette organisation protège
| Panne de l’ordinateur, fichier effacé | Restauration depuis le NAS : au plus un jour de perte. |
| Panne du NAS | Les données restent sur le poste et sur le disque externe. |
| Virus, rançongiciel | Le disque externe, débranché, n’est pas atteint. |
| Incendie, inondation, vol | Le disque externe, stocké ailleurs, est intact : au plus une semaine de perte. |
Les bonnes habitudes qui font la différence
- Tout automatiser sauf le geste de déplacer le disque : une sauvegarde qui dépend de la mémoire finit toujours par être oubliée.
- Vérifier que la sauvegarde fonctionne : de temps en temps, restaurer un fichier au hasard pour s’assurer qu’il s’ouvre.
- Utiliser deux disques externes en alternance si possible : l’un à l’extérieur pendant que l’autre reçoit la copie de la semaine.
- Chiffrer le disque externe puisqu’il quitte la maison : en cas de perte ou de vol, vos données restent illisibles.
- Remplacer les disques avec le temps : un disque dur a une durée de vie limitée.
Pour les photos de famille, j’ai d’ailleurs fait un pas de plus en les centralisant dans une photothèque en ligne, pour en finir avec les copies éparpillées.
Et vous, où sont vos sauvegardes ?
Si vous ne savez pas répondre en une phrase, il est temps d’y remédier. Je peux étudier votre situation, à la maison comme en entreprise, choisir le matériel adapté, mettre en place les sauvegardes automatiques et vous montrer comment restaurer un fichier.
Mettre en place mes sauvegardes Sauvegarde et récupération de données

