Chez nous, les photos de famille étaient partout. Sur l’ancien ordinateur, sur le nouveau, sur deux téléphones, sur une clé USB « à trier » et sur un disque dur externe rangé dans un tiroir. Certaines étaient en trois exemplaires, d’autres nulle part ailleurs que sur un téléphone qui commençait à fatiguer.
Mon épouse était la première à en souffrir : retrouver les photos d’un anniversaire ou d’un été précis tournait à la chasse au trésor, et la peur de perdre des années de souvenirs n’était jamais très loin. Plutôt que d’ajouter une sauvegarde de plus, j’ai pris le problème à la racine et j’ai créé notre propre photothèque en ligne.
Le vrai problème : trop de copies, aucune référence
Multiplier les sauvegardes donne une impression de sécurité. En réalité, on finit avec des copies partielles, qui ne contiennent pas toutes les mêmes photos, et plus personne ne sait laquelle fait foi. Le jour où l’on cherche une image, on ouvre tous les supports un par un.
Les services grand public règlent une partie du problème, mais ils ont leurs limites : abonnement qui grimpe avec le volume, compression de certaines photos, formats iPhone mal pris en charge sur un PC, et des souvenirs de famille stockés on ne sait trop où.
Mon objectif était simple : un seul endroit, accessible depuis n’importe quel ordinateur ou téléphone, qui garde les photos et les vidéos en qualité d’origine, et qui fasse le tri à notre place.
Un seul endroit, et zéro doublon
Au moment de l’import, chaque fichier reçoit une empreinte numérique calculée à partir de son contenu. Si la même photo a déjà été importée, depuis la clé USB, le disque dur ou un autre téléphone, elle est reconnue et ignorée, même si elle porte un autre nom.
C’est ce qui permet enfin de tout verser sans se poser de questions. On importe le contenu de chaque support, et la photothèque ne garde qu’un exemplaire de chaque image. Le récapitulatif affiché en direct indique, pour chaque fichier, s’il a été importé, s’il s’agissait d’un doublon ou s’il a posé un problème.
Un rangement automatique par date de prise de vue
Personne n’a envie de classer des milliers de photos à la main. L’application lit la date de prise de vue enregistrée par l’appareil dans chaque photo, et la date de tournage dans chaque vidéo. Tout se range seul, par année puis par mois.
Pour parcourir la collection, il suffit de déplier une année et de choisir un mois. Les rares fichiers sans date, souvent des images reçues par messagerie, sont regroupés à part pour ne pas brouiller la chronologie.
Les photos, les captures d’écran, les GIF et les vidéos sont également séparés, pour retrouver en un clic ce que l’on cherche.
Photos d’iPhone et vidéos : les cas difficiles pris en charge
Deux types de fichiers compliquent souvent la vie. Les photos d’iPhone, d’abord, enregistrées au format HEIC, que beaucoup d’ordinateurs ne savent pas ouvrir. La photothèque les affiche normalement et permet de les télécharger soit dans leur format d’origine, soit converties en JPEG lisible partout, en conservant la date, l’appareil et la position GPS.
Les vidéos, ensuite, souvent trop lourdes pour être envoyées d’un bloc. L’application les découpe en petits morceaux pendant l’envoi, puis les reconstitue côté serveur : une vidéo de plusieurs centaines de mégaoctets s’importe comme une photo, avec une barre de progression.
Retrouver, regrouper, partager
Une fois tout rassemblé, il faut pouvoir retrouver. Chaque photo peut recevoir des mots-clés, comme « Vacances 2019 », « Mamie » ou « Noël ». En mode sélection, on en étiquette des dizaines d’un coup, puis on parcourt la collection par mot-clé.
La visionneuse permet de passer d’une photo à l’autre avec les flèches du clavier ou de l’écran, et affiche sur une carte l’endroit où la photo a été prise quand le téléphone l’a enregistré. Pour une vieille photo dont on a oublié le lieu, une recherche par image aide souvent à retrouver de quel paysage ou de quel monument il s’agit.
Enfin, un mot-clé entier peut être téléchargé en un seul fichier ZIP, avec les originaux en pleine résolution, nommés par date de prise de vue : pratique pour envoyer à la famille toutes les photos d’un mariage, ou pour en faire un album.
Rapide, privé et pensé pour la famille
La galerie s’affiche rapidement, y compris sur un téléphone en 4G, car elle n’utilise que de petites miniatures. Les originaux restent intacts et ne sont chargés qu’à l’ouverture ou au téléchargement.
Chaque membre de la famille a son propre compte et son propre espace : ses photos, ses mots-clés, sans mélange avec ceux des autres. L’option « Se souvenir de moi » évite de retaper son mot de passe pendant deux mois sur chaque appareil, sans affaiblir la sécurité.
Pour le premier import, des années de fichiers dispersés sur nos différents supports, j’ai utilisé un petit outil qui tourne directement sur l’ordinateur. Pour la suite, l’import se fait depuis le navigateur, fichier par fichier ou dossier entier.
Ce que ce projet illustre
Cette photothèque n’est pas un produit du commerce : c’est un outil sur mesure, construit pour un besoin précis, celui de notre famille. C’est exactement la démarche que je propose à mes clients quand un logiciel standard ne colle pas à leur façon de travailler : partir du problème réel, et construire l’outil qui le résout, sans fonctions superflues.
Un dernier conseil : centraliser ne dispense pas de sauvegarder. Une photothèque unique doit elle-même être sauvegardée, automatiquement et ailleurs. Mais on sauvegarde alors une seule collection, propre et sans doublon, au lieu d’empiler des copies incomplètes.
Vos photos sont éparpillées, vous aussi ?
Si vos photos et vidéos sont dispersées entre téléphones, ordinateurs et disques durs, je peux vous aider à les rassembler et à mettre en place une sauvegarde fiable. Et si votre activité a besoin de son propre outil de gestion, parlons-en.

